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Question de la semaine

Le concept

 

Chaque semaine, découvrez la réponse d'une question psy posée par un.e internaute. Vous trouverez le contenu publié de façon hebdomadaire ci-dessous. 
 

Les questions sont libres et 100% anonymisées. C'est-à-dire que votre identité sera protégée en cas de publication de votre question. La seule condition est le format plutôt court de celle-ci.
 

Vos questions, mes réponses

  • Question du 05/04/21 :

Ma mère déménage à 1200 kilomètres et je n'arrive pas à l’accepter. J'angoisse beaucoup : cela fait 4 jours que je souffre d’anxiété, ce qui me cause d’ailleurs des douleurs. Que puis-je faire ?

 

 

La réponse de la psy :

Un éloignement physique peut faire surgir des angoisses anciennes, qui ne s’étaient pas nécessairement révélées auparavant.

L’élément déclencheur de vos angoisses, qui est le déménagement de votre mère, a pu en effet réveiller une angoisse de perte. L’angoisse de perdre quelqu’un, c’est dans le fond éprouver l’immense crainte de perdre ce que cette personne représente pour soi. Quelque part, c’est donc avoir peur de perdre un petit bout de soi au travers de cette personne.

Les représentations que l’on peut avoir des autres sont diverses et variées. Souvent, elles dépendent de la profondeur des relations que vous avez tissées. Au plus l’image que vous avez de quelqu’un est forte, au plus l’angoisse de perte peut être grande.

Ce qui teinte de difficultés supplémentaires votre cas, c’est que vos angoisses soulèvent un lien qui n’est pas anodin : celui du rapport à la mère. Selon la façon dont s’est construite votre relation avec votre mère, cet éloignement physique a pu être vécu par votre inconscient comme un élément très inquiétant voire affolant.

Vous questionner au sujet de ce lien pourrait vous aider : avez-vous un relationnel simple avec votre mère ? A-t-elle une place importante dans votre quotidien ? Avez-vous déjà eu peur de la perdre ou de vous retrouver abandonnée ? Bien que vastes, ces questions peuvent recéler d’indices de réponses importants pour vous.

Si vos angoisses persistent, vous pouvez vous tourner vers une aide psychologique qui vous permettrait d’identifier ce qui vous angoisse et d’ainsi mieux gérer cet éloignement.

  • Question du 30/03/21 :

Vers l'âge de 15 ans j’ai commencé à faire des rêves d’inceste avec ma mère. Après chaque rêve, je me sentais très bizarre. Par la suite, j’avais souvent des images ou scène d’elle qui revenaient et qui m’impliquaient dans ce genre d’acte.

Ça me dégoûtait, j’essayais de les chasser mais ça faisait comme un trou noir dans ma tête. Les images arrivaient malgré moi comme par compulsions alors qu’honnêtement, je préfèrerais mourir que d’être incestueux.

Donc voilà ma question est : suis-je anormal ou un monstre ? Est-ce que j’ai eu des envies incestueuses ou est-ce un toc (si c’est un toc comment savoir si c’est sûr) ? Merci pour votre temps.

La réponse de la psy :

Au moment où ces rêves vous sont apparus, vous traversiez une période pulsionnelle intense. Votre activité hormonale accentuait vos désirs sexuels mais cela n’est pas tout. Psychologiquement, l’adolescence fait beaucoup de remous comme si parfois, toutes les aiguilles de votre compteur s’affolaient.

Quand on est ados, on rejoue certains enjeux relationnels qui se sont antérieurement produits et notamment avec ses parents. Le fait que vous ayez commencé à rêver de votre mère alors que votre vie sexuelle tendait à se développer, n’est par conséquent pas obligatoirement étrange.

Car il y a toujours une double lecture dans un rêve. D’un côté, vous trouvez ce que l’on appelle le contenu patent (c’est-à-dire les faits concrets que vous voyez dans votre rêve), et de l’autre le contenu latent (autrement dit le sens caché qui se dissimule derrière ces faits-là).

En d’autres termes, il est tout à fait probable qu’il n’était peut-être pas réellement question d’un désir purement sexuel envers votre mère, mais que c’était un moyen déguisé pour exprimer des angoisses vis-à-vis de cette dernière.

Aviez-vous suffisamment d’intimité ? Votre espace personnel était-il bien délimité et respecté ? Par exemple pas d’intrusions dans la salle de bain pendant votre douche, pas d’intrusions intempestives dans votre chambre, respect de vos moments de solitudes, pas de lectures de vos messages adressés à vos amis ou de votre journal intime…

Lorsque les limites sont bafouées, le cadre de cette relation est mis à mal alors que ce cadre est justement censé incarner des interdits à respecter. Parmi ceux-ci, nous retrouvons notamment l’interdit de l’inceste. Or, si inconsciemment votre relation maternelle était floue, cela a tout à fait pu générer beaucoup d’angoisses puisque ce n’est pas ainsi que la relation doit se structurer.

En ce cas, vos rêves ont pu être une méthode inconsciente de tenter de vous en protéger et de vous exprimer, vous comprenez ?

Par ailleurs, les pensées obsédantes qui ont suivies sont le fruit de ces angoisses. Vous étiez dans une telle incompréhension de ce phénomène que ces images s’imposaient à vous, pour essayer de vous la faire intégrer. En vain. Ce mécanisme peut paraître étrange, pourtant il est très utilisé par l’inconscient pour tenter de se décharger d’une incompréhension angoissante trop pesante. Cela s’appelle la phobie d’impulsion ; je vous invite à ce propos à lire la réponse ci-dessous concernant la phobie d’impulsion.

Ces rêves, images et pensées n’ont pas fait de vous un monstre : vous étiez aux prises de celles-ci à cause d’éléments que vous ne compreniez pas et qui visiblement vous faisaient beaucoup souffrir. Si cette tendance persiste, n’hésitez pas à entamer un suivi thérapeutique afin d’en parler.

  • Question du 08/02/21 : 

  

Ça fait plusieurs mois que j’ai des pensées qui tournent en boucle dans ma tête… J’ai l’impression que je vais faire quelque chose d’horrible alors que je sais que je ne suis pas comme ça, comme si ce n’était pas moi… Du coup j’ai très très peur de faire ces choses-là, que ces pensées finissent par me pousser à passer à l’acte alors que je ne le veux pas. Et pourtant je n’arrive pas à chasser ces idées qui reviennent encore et encore. J'y pense tout le temps...je stresse et j’arrive plus à lutter. J’en peux plus...

La réponse de la psy :

Il arrive que certains événements de vie laissent des marques indélébiles et qui ne parviennent pas à s’effacer.

Lorsqu’il s’agit de faits qui ont été choquants ou profondément incompris, cela peut créer des traumatismes qui vont s’installer en toile de fond, sans qu’il y ait une prise de conscience. Ces contenus vont être refoulés.

Les éléments refoulés peuvent malgré tout refaire surface en étant déguisés. C’est-à-dire qu’ils vont se manifester par d’autres moyens, plutôt que de parvenir jusqu’à vous de manière très directe. C’est précisément ce qui se joue dans la phobie d’impulsion : vous n’avez pas de souvenirs clairs ou des phrases éclairées mais des idées persistantes qui s’imposent à vous, souvent brouillons mais violentes.

 

D'ailleurs, les phrases répétées sont systématiquement en lien avec le traumatisme auquel elles se réfèrent : " j'vais le frapper ", " j'ai envie de lui faire du mal ", " t'es pareille que ton agresseur.e, fais-le fais-le fais-le !!! ". Bref, les pensées s'acharnent et se déchaînent. Leur tyrannie vous pousse à développer une peur terrible de vous-même : peur de céder et de finir par faire ce que ces pensées vous dictent.

Ce qui vous amène jusqu'à ce stade, c'est la conséquence de la non-intégration de ces événements dans votre historique de vie.

En voulant maintenir à l’écart quelque chose qui a pu beaucoup vous impacter, cela a créé un effet « cocotte-minute » qui un jour implose. En l’occurrence, il s’agit dans votre cas de ces pensées obsédantes que vous ne maîtrisez plus et qui prennent énormément d’espace dans votre esprit, via la phobie d’impulsion.

L’accumulation du stress causées par ces idées fait progressivement émerger un état d’angoisse, qui vous plonge à son tour dans une spirale sans fond. Cet état d’angoisse permanent est à l’origine de la phobie d’impulsion, où vous vous mettez à avoir peur de faire ce que vous ne feriez pas.

Illogique, me diriez-vous ? Eh bien pas du tout ! Au contraire, la création de cette phobie particulière agit comme un garde-fou, qui à la fois vous alerte sur un traumatisme irrésolu, tandis qu’il vous préserve d’éventuels résidus dans votre vie de ce même traumatisme.

 

Nous sommes bien d’accord que cette solution de l’Inconscient est loin d’être idéale et qu’elle constitue plus de souffrance qu’elle n’aide. C’est pourquoi il est essentiel que la phobie d’impulsion ne vous mure pas dans le silence que ce soit par honte, culpabilité ou crainte de ce que vous pourriez dire.

En parler vous soulagerait de ce poids et briserait l’emprise de ce schéma de pensées sur votre comportement. La phobie d’impulsion se soigne. Si vous éprouvez le besoin de vous en délier et de comprendre ce qu’il vous arrive, n’hésitez pas à vous tourner vers une aide psychothérapeutique. 

  • Question du 01/02/21 : 

Faut-il toujours chercher à donner un sens aux événements qui nous arrivent ? J’ai l’impression que l’on s’évertue à en trouver pour se rassurer et nous aider à avancer.
Mais est-ce que certaines choses n’arrivent-telles pas juste parce qu’elles arrivent et point ? Parce qu’elles sont le résultat d’une succession d’épisodes et qu’il n’y a rien à comprendre de plus ?

 

La réponse de la psy :

L’Homme, depuis des millénaires, vogue au travers des flots de ce destin qu’a le sens. Le sens, c’est justement ce qui nous mue en être pensant, en être dénuée de l’apport brut de l’environnement qui nous entoure. Lever le voile du sens, c’est s’extirper de tout ce qui fait soi et soi au monde.

Pour autant, est-ce que tout a une signification ? Est-ce que le sens se doit d’être apposé dès lors que quelque chose est vécu ?

Le propre du sens, c’est son arrivée inopinée dans notre psyché : on ne le contrôle pas, il est déjà là avant même que l’on suggère. Il s’impose à nous, il nous convoque dans notre condition d’être. Et être, c’est justement incarner ce sens qui nous constitue, qui nous anime et fait vibrer en nous cette familiarité qu’a l’Homme entre ce qui l’entoure et lui.

Notre Histoire acte depuis la nuit des temps la relation particulière que nous tissons avec les symboles, autrement avec tout ce que l'on symbolise. Ce qui représente un symbole pour soi est le trait même de notre subjectivité : c’est-à-dire que c’est ce qui fait sens pour nous, et ce même lorsque nous n’en avons pas conscience. C’est inhérent à chacun, présent dans chacun.

Peut-être qu’alors la question est plutôt reliée à votre rapport individuel et personnel au sens ? Qu’est-ce qui fait que vous ressentiez une certaine pesanteur, presque comme une obligation, au fait de mettre du sens ? Comment s’articule votre perception des événements que vous traversez avec le vécu de ceux-ci ?

Il n’y a pas nécessairement une aliénation frontale et excessive au sens. Il s’impose à soi parce qu’il est soi. Être soi-même, c’est aussi se sentir libre d’être qui l’on souhaite en faveur d’un équilibre entre cet extérieur et votre intérieur. Se figurer dans ce qui fait naturellement sens.

  • Question du 25/01/21 : 

Comment se remettre définitivement d'un viol ?

La réponse de la psy :

Un viol est un traumatisme immense, dégradant avec fracas l’intégrité physique et psychique de la personne qui le subit. Au creux de ce lourd impact se loge tout un mélange de sentiments, d’affects et de ressentis qui laisse les victimes littéralement désarçonnées face à la réalité horrifiante de l’événement.

« Je me sens détruit », « Je suis anéantie », « Je me sens sale », « J’ai honte », « J’aurais dû faire quelque chose pour l’arrêter », « Il/Elle a volé ma vie », « C’est ma faute », « Je veux mourir ».

Une multitude de phrases assassines résonnent, grondent et enflent dans la tête d’une victime. Homme ou femme, l’anéantissement vécu en tant qu’individu peut paraître infini. Il arrive d’ailleurs que ce vécu victimaire enferme la personne touchée dans ce statut, pourtant utile à la reconnaissance de ce traumatisme.

Alors comment parvenir à ce juste équilibre rassemblant le dépassement de la violence et l’assimilation de ce qu’il s’est passé ?

Ce chemin se construit notamment grâce au deuil de cette partie de soi qui s’en est allée, emportée par l’effroyable incident et qui a laissé un vide. Ce terrible vide se mue finalement en un espace à investir, pour créer un autre élan créateur, une pulsion de vie inégalable qui un jour renverse les répercussions psychologiques et émotionnelles d’un viol.

Nous ne pouvons cependant parler d’une remise « définitive » au sens propre du terme. Aussi douloureux puisse être un choc, rien ne peut se gommer. Mais tout peut se transformer.

C’est-à-dire que malgré la présence désastreuse d’un viol survenu au cours de votre vie, vous n’êtes pas destiné.e à vivre sous le fardeau de votre douleur. Ni l'événement, ni l’agresseur.e ne définissent l’absolue totalité de qui vous êtes et par conséquent, de qui vous serez demain.

Faites-vous aider si besoin : la reconstruction psychique, cette « rémission de l’âme » est possible.

  • Question du 28/12/20 : 

Le masque et la distanciation sociale nous obligent à basculer vers d'autres codes pour communiquer. J’ai peur que cela crée un clivage social et cela m’inquiète. 

Comment le relationnel entre les gens –et par conséquent aussi le mien- peut-il évoluer avec le port du masque et la distanciation sociale ?

La réponse de la psy :

Un sourire, une moue, des joues qui rosissent… La spontanéité d’une émotion est gommée par le port du masque, alors que chaque visage est à lui seul capable d’environ 10 000 expressions différentes.
La distanciation sociale empêche quant à elle une proximité des échanges, dilue l’enthousiasme communautaire qui rapproche, affaiblit les possibilités de connexion entre des populations qui bien trop souvent se frôlent sans pour autant s’accorder une véritable attention.

De la crise sanitaire au constat des dégâts psychologiques causés, la fracture sociale s’observe et s’est retrouvée politisée dès son apparition.
Mais est-ce vraiment de cela dont vous faites mention ?
Est-ce la conséquence sociale à grande échelle en son aspect politique qui vous inquiète ou est-ce peut-être une perte de repères au sein de votre propre relationnel ?

Ironiquement au regard de cette question, le visage de chaque problématique n’est que rarement celui qui correspond à l’émergence de celle-ci. Par exemple, une pêche ne ressemble pas à son noyau pourtant c’est bel et bien son noyau qui est à l’origine de ses caractéristiques visibles.
Pour comprendre votre angoisse, essayez de réfléchir à son fond et non pas qu’à sa forme.

Il est naturel de craindre une évolution des échanges quand ces derniers sont soumis à l’exclusion de leurs codes principaux. De base, la communication n’est pas toujours facile à établir alors masqués, elle se brouille davantage.
L’issue possible est d’investir le langage verbal en lui donnant beaucoup plus de volume : enrichir son vocabulaire, développer ses idées, s’attarder sur l’expression de ses ressentis.

Quand le substitut facial est moins opérant, c’est comme pour tout : on compense. Au même titre que vous avez su vous adapter aux codes généraux de communication tout en introduisant les vôtres, l’ajustement à ce manque expressif provisoire vous poussera naturellement vers une compensation. Faites-vous confiance !  

Et si la perte de repères enfle, n’hésitez pas en ce cas à prendre RDV afin d’être accompagné.

  • Question du 21/12/20 : 

L’année 2020 a été anxiogène pour moi à cause du Covid et tout ce que cela a impliqué dans ma vie personnelle et professionnelle. Comment pourrais-je faire pour appréhender au mieux 2021 (qui ne s’annonce pas meilleure pour les prochains mois) ?

 

La réponse de la psy :

 

La crise du Covid-19 a remis en cause un certain nombre des fondements tant personnels, professionnels que globaux. Cette interrogation soulève incontestablement la question du qu’en sera-t-il : la routine d’hier est devenue le doute de demain.

 

Cette question ne nous est toutefois pas si étrangère puisqu’elle figure parmi les plus importantes dans la vie d’un individu. Or la conjoncture actuelle l’accentue considérablement. Elle l’étoffe, elle lui donne une consistance plus lourde qu’auparavant.

 

Peut-être s’agirait-il alors d’identifier ce qui est désormais trop écrasant pour vous ? Quels sont les éléments concrets et spécifiques de votre vie qui ont été bouleversés par le Covid-19 ?

 

Car même si le caractère anxiogène de la situation est le même pour tous, il impacte de différentes façons. Les leviers qui ont été actionnés en vous peuvent être ainsi révélateurs d’aspects à modifier dans votre quotidien. Quels seraient-ils ?

 

L’important à saisir est que l’appréhension de 2021 se fonde sur des facteurs imprévisibles, qui mettent à mal le contrôle habituel de sa vie, ce qui renforce donc l’anxiété ressentie.

Pourtant, l’incertitude n’est pas synonyme de perte de maîtrise. Même si cette période invite au changement, elle ne vous empêche pas de demeurer au centre de vos perspectives de vie.

 

Demain est pavé de votre propre réflexion et non pas de certitudes que l’on suppose à l’avenir. Entrer en 2021 c’est continuer à vous découvrir dans vos victoires comme dans vos fragilités, relatives ou non au Covid-19.

  • Question du 14/12/20

Je suis suivi depuis peu par un psy, suite à un décès familial cumulé à un contexte professionnel toxique que je subissais depuis longtemps. Je prends aussi un traitement antidépresseur et anxiolytique. Malgré tout je tiens le cap car j'ai changé de travail, ce qui m'aide beaucoup puisque l'autre boulot devenait un vrai enfer pour moi...

Comment se libérer mentalement et définitivement d'un ancien job dans lequel une relation malsaine s'était installée (peurs, angoisses, cauchemars...) ?

La réponse de la psy : 

Le phénomène d'emprise professionnelle est une problématique connue et reconnue aujourd'hui, grâce à la considération des risques psycho-sociaux.

Ce qui est insidieux -vous le décrivez d'ailleurs bien en employant le terme « relation » -, c'est qu'elle s'insère dans votre psychisme sans même que vous vous en aperceviez. Les interactions au sein de ce lien vous mettent à mal et ce pouvant aller jusqu'à la destruction.

Qui plus est, l'expression du mal-être se heurte souvent à des craintes liées à l'environnement de travail : hiérarchie, désireux de conserver un bon paraître, inquiet des suites pouvant émerger d'éventuels conflits en évoquant ce qui ne va pas... La liste est longue et présente beaucoup d'entraves à la libération de la parole.

Dans ce contexte, lorsque le conflit éclate et que la situation s'envenime, l'emprise enfle et soumet davantage la personne qui la subit.

 

L'aspect positif de votre témoignage est que vous spécifiez être en suivi psychologique pour vous aider à surmonter cette épreuve.

Cette approche me paraît indispensable.

Se libérer d'une emprise requiert du travail sur soi, avant tout pour comprendre le cheminement de celle-ci : comment s'est-elle installée, à quel moment, pour quelle raison, pourquoi a-t-elle cheminée autant ?

L'ensemble de ces compréhensions vous permettra de vous réattribuer le sens de ces événements qui a pu vous échapper. Car ce qui vous échappe vous ramène inlassablement à lui.

 

N'hésitez pas également à prendre appui sur vos proches, qui pourraient vous épauler et vous soutenir. En poursuivant parallèlement votre suivi, vous amenuiserez cette emprise en lui coupant les vivres, par le nouveau sens que vous trouverez à ce vécu.

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